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Glossary: Glossaire d'égalité de sexes
C

Commission de la condition de la femme (CSW)

La Commission de la condition de la femme (CSW) est une commission technique du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Créée en 1946, la CSW se consacre exclusivement aux questions relatives à l’égalité des sexes et à la promotion de la condition des femmes. C’est le principal organe décisionnel au niveau mondial se réunissant tous les ans pour évaluer les progrès accomplis en matière d’égalité des sexes, cerner les difficultés, établir des normes et élaborer des politiques concrètes en faveur de l’égalité des sexes et de la promotion des femmes dans le monde.

La CSW prépare des recommandations et rapports pour l’ECOSOC sur la promotion des droits des femmes dans tous les domaines: politique, économique, civil, social et éducationnel. La CSW prépare également des recommandations pour l’ECOSOC sur des problèmes relatifs aux droits des femmes qui nécessitent une attention immédiate.

Source: ONU Femmes, Commission de la condition de la femme

Conseillère pour la parité des sexes

La responsabilité de la mise en œuvre de la stratégie d’intégration sexospécifique incombe à la haute direction de chaque entité des Nations Unies, comme l’indique clairement la lettre que le Secrétaire général a adressée en octobre 1997 aux chefs de toutes les entités des Nations Unies. Beaucoup d’entre elles ont créé des postes de Conseillère pour la parité des sexes pour aider les équipes de direction à remplir leur rôle dans la mise en œuvre de l’intégration sexospécifique.

Les conseillères pour la parité des sexes encouragent et appuient les approches sensibles au genre des politiques et programmes au sein d’une mission, d’un bureau, d’une équipe donnée, etc. Elles donnent des conseils stratégiques pour la conception et l’élaboration de politiques, dans les réunions de coordination et les groupes de travail, et par l’entremise des unités pour l’égalité des sexes et des points focaux pour l’égalité des sexes existants. Elles peuvent être chargées de l’élaboration de stratégies en matière de mobilisation et de sensibilisation, de formation et de renforcement des capacités, de suivi et de conseil, d’évaluation et de production de rapports, et de conseil technique et d’appui. Leur travail porte souvent sur les opérations internes autant que sur l’établissement de liens avec des partenaires nationaux et régionaux pour assurer que les questions liées au genre sont convenablement traitées.

Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF ou CEDAW pour ses sigles en anglais)

La CEDEF (ou CEDAW), qui a été adoptée en 1979 par l’Assemblée générale de l’ONU, est également connue comme la déclaration internationale des droits des femmes. À présent, plus de 90% des membres des Nations Unies l’ont ratifiée, ce qui en fait la deuxième convention la plus ratifiée, après celle sur les droits de l’enfant.

La CEDEF ou CEDAW définit clairement la nature et le sens de la discrimination sexiste et de l’égalité de genre, et établit les obligations des États pour éliminer la discrimination et parvenir à une égalité véritable. La Convention porte non seulement sur les lois à caractère discriminatoire, mais aussi sur les pratiques et coutumes, et s’applique non seulement à l’action des États, mais aussi à leur responsabilité de s’attaquer à la discrimination envers les femmes qui est perpétrée par des acteurs privés. La Convention porte sur les droits civils comme politiques (droits de vote, de participation à la vie publique, d’acquisition, de changer ou de conserver sa nationalité, égalité devant la loi et liberté de mouvement) et les droits économiques, sociaux et culturels (droit à l’éducation, au travail, à la santé et au crédit financier). La CEDAW accorde également une attention particulière à des phénomènes spécifiques tels que la traite, certains groupes de femmes, comme les femmes rurales, et à certaines situations qui présentent des risques particuliers pour le plein exercice par les femmes de leurs droits humains, comme les questions liées au mariage et à la famille. La CEDAW précise également les différents moyens dont disposent les États parties pour éliminer la discrimination, y compris par des législations appropriées interdisant la discrimination, ou des actions positives pour améliorer la condition des femmes.

Culpabilisation des victimes

La culpabilisation des victimes se retrouve dans une certaine mesure dans toutes les formes de violence. Pour éviter de nous poser des questions sur la sécurité du monde qui nous entoure lorsqu’on entend parler d’un incident violent, nous serons peut-être tenté-e-s d’examiner le comportement de la victime pour nous rassurer que si nous évitons de prendre le même genre de risques et d’adopter le même type de comportement (par ex. sortir la nuit, s’aventurer dans certains endroits, laisser notre porte déverrouillée, s’habiller de manière «provoquante»), nous réussirons à prévenir la violence. Cependant, cette réaction naturelle d’autodéfense psychologique nous incite à nous pencher sur la responsabilité présumée de la victime, omettant peut-être de nous intéresser véritablement au comportement de l’auteur-e du délit. En rejetant la faute sur la victime de la violence sexiste, l’attention se porte sur elle, souvent une femme, et son comportement, plutôt que les causes et les inégalités structurelles sous-jacentes à la violence dont elle est victime. 

D

Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes

En 1993, l’Assemblée générale a adopté la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, qui complémente les efforts de la CEDEF pour éliminer la violence à l’égard des femmes. La Déclaration définit «la violence à l’égard des femmes» comme tout acte de violence sexiste qui cause, ou est susceptible de causer aux femmes, un préjudice physique, sexuel ou psychologique ou des souffrances, y compris les menaces de tels actes, la coercition ou la privation arbitraire de liberté, dans la vie publique ou privée. Elle stipule que la violence à l’égard des femmes s’entend comme englobant, sans y être limité, la violence physique, sexuelle et psychologique commise au sein de la famille, dans l’ensemble de la communauté, et perpétrée ou tolérée par l’État. Enfin, la Déclaration stipule que les États devraient condamner la violence à l’égard des femmes et ne pas invoquer des considérations de coutumes, de tradition ou religieuses pour se soustraire à leurs obligations de l’éliminer.

Source: Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes

Développement durable

Il existe beaucoup de définitions du développement durable, y compris cette définition historique qui a paru pour la première fois dans le Rapport Bruntland des Nations Unies de 1987: «Le développement durable est le développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre à leurs propres besoins». Le Document final du Sommet mondial des Nations Unies de 2005 désigne le développement économique, le développement social et la protection de l’environnement commeles piliers complémentaires du développement durable qui se renforcent mutuellement..

Source: Nations Unies (1987). «Report of the World Commission on Environment and Development». Résolution de l’Assemblée générale 42/187, 11 décembre 1987; Organisation mondiale de la santé (2004) 2005 World Summit Outcome Document.

Discrimination à l’égard des filles et des femmes

La discrimination à l’égard des filles et des femmes désigne, directement ou indirectement, le traitement différent des filles et des femmes et des garçons et des hommes, de manière à les empêcher de jouir de leurs droits. La discrimination peut être directe ou indirecte. La discrimination directe à l’égard des filles et des femmes est généralement plus facile à reconnaître car elle est évidente. Ainsi, dans certains pays, les femmes n’ont pas le droit légal à la propriété, se voient interdire par la loi d’occuper certains emplois, ou les coutumes communautaires pourraient empêcher les filles à poursuivre des études supérieures. La discrimination indirecte à l’égard des filles et des femmes peut être difficile à reconnaître. Elle désigne des situations qui peuvent sembler impartiales mais qui engendrent un traitement inégal des filles et des femmes. Ainsi, un emploi d’agent de police peut établir des critères minimaux de taille et de poids que les femmes auraient du mal à remplir. Par conséquent, elles n’auraient pas la possibilité de devenir agents de police.

Source: UNICEF (2011) La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes en quelques mots. À l’usage des adolescents.

Discrimination multiple

Il s’agit d’un concept employé pour décrire le caractère complexe de la discrimination fondée sur plus d’un motif, connue aussi comme «additive», «accumulative», «composée», «intersectionnelle», «parti-pris complexe» ou «inégalités pluridimensionnelles». Même si elle est déconcertante en apparence, la terminologie se rapporte en particulier à deux situations: (1) lorsqu’une personne est confrontée à plus d’une forme de discrimination fondée sur divers motifs (ex. le sexe plus la discrimination fondée sur un handicap, ou le sexe plus l’orientation sexuelle). Dans ces cas, toutes les femmes et toutes les personnes handicapées (hommes et femmes) sont susceptibles d’être confrontées à la discrimination. (2) lorsque la discrimination n’affecte que les personnes qui appartiennent à plus d’un groupe (par ex. seulement les femmes handicapées, pas les hommes handicapés), également connue comme discrimination intersectionnelle.

S’agissant de la discrimination à l’égard des femmes, la Recommandation générale no. 25 de la CEDEF énonce comme suit: «Certaines femmes, outre la discrimination à laquelle elles sont soumises en tant que telles, peuvent être confrontées à divers types de discrimination fondés sur d’autres caractéristiques telles que la race, l’ethnie, la religion, le handicap, l’âge, la classe, la caste ou d’autres considérations. Cette discrimination frappe surtout certains groupes de femmes, ou, parfois, des hommes aussi, mais de manière et à des degrés différents. Les États parties doivent envisager de prendre des mesures temporaires spéciales pour éliminer ce type de discrimination et la combinaison d’effets préjudiciables qu’elle engendre».

Source: Sheppard, Colleen. 2011. Multiple Discrimination in the World of Work, Working Paper no. 66, Organisation internationale du travail: Genève.

Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes, Recommandation générale no. 25 sur des mesures temporaires spéciales, article 4, paragraphe 1.

Disparité entre les sexes

Le terme «disparité entre les sexes» désigne toute disparité relative à la condition ou position sociale entre femmes et hommes. Le terme est souvent utilisé pour désigner un écart dans les salaires moyens des femmes et des hommes - «l’écart salarial entre les sexes». Toutefois, les disparités entre les sexes peuvent se retrouver dans d’autres domaines, comme les quatre piliers qu’utilise le Forum économique mondial pour calculer son indice d’inégalité entre les sexes, à savoir: participation et perspectives économiques, niveau d’éducation, santé et survie et autonomisation politique.

Source:Voir Hausmann, Ricardo, Laura D. Tyson, Saadia Zahidi, Éditeurs (2012). «The Global Gender Gap Report 2012». Forum économique mondial, Genève, Suisse.

Diversité sexospécifique

La diversité sexospécifique est un terme qui reconnaît que les préférences et les moyens d’expression personnelle de nombreux individus dérogent aux normes sexospécifiques généralement acceptées.

Source: Gender Spectrum, Understanding Gender